Située à 631 mètres d’altitude, Aurillac est à la charnière de la montagne et de la plaine. Adossée aux Monts du Cantal, traversée par la capricieuse Jordanne, cette ville regarde de loin, le grand Sud-Ouest aux accents du Midi, le Languedoc et le Quercy.
L’origine d’Aurillac (Aureliacum= villa d’Aurelius) remonte à l’époque gallo-romaine, ce dont atteste le Fanum polygonal d’Aron découvert en 1977 à Aurillac au lieu-dit Lescudillier (cadastré BE n°360), qui a été inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1980.
L’histoire de la ville n’est réellement connue qu’à partir de 856, année de naissance du comte Géraud, au château dont son père, nommé aussi Géraud, était le seigneur. Vers 885, celui-ci fonde une abbaye bénédictine qui portera plus tard son nom. C’est dans ce monastère qu’étudiera Gerbert, premier pape français sous le nom de Sylvestre II.
La ville s’est constituée sur un territoire de sauveté entre quatre croix et fondée en 898 par Géraud peu après l’abbaye.
De forme circulaire, la première unité urbaine s’est formée à proximité immédiate de l’abbaye d’Aurillac.
C’est au XIIIème siècle que l’on commence à bien connaître les coutumes municipales grâce aux conflits entre consuls et abbés.
Avant la Révolution, Aurillac abrite un présidial et porte le titre de la capitale de la Haute Auvergne.
En 1790, à la création des départements, après une période d’alternance avec Saint-Flour, Aurillac devient définitivement le chef-lieu du Cantal .
C’est l’arrivée de la voie ferrée, en 1866, qui accélère le développement de la cité.
Au premier recensement, en 1789, Aurillac comptait 6268 habitants, elle en compte plus de 33 000. Ville de foires et de marchés, Aurillac est toujours un lieu d’échanges et de commerce, une cité qui fait de son accueil une priorité .